Maxime Bès-Bautista, tout sourire, passe la tête par la porte du showroom dans lequel il nous accueille. Hauts plafonds, pierres et planchers clairs, baignés des lumières de délicats luminaires, se reflètent sur les murs parés de miroirs de ce lieu de démonstration marseillais. A 36 ans, il est consultant en transition bas carbone au sein de la société Tella Conseil qu’il a créée en 2022. Ses clients ? « J’accompagne aussi bien des entreprises privées que des établissements publics, des collectivités territoriales ou des associations. » Il reste discret sur ses clients, confidentialité oblige. Un volet formation mené avec des partenaires de France Travail et les GRETA complète l’offre.
Dans une autre vie, Maxime Bès-Bautista était employé dans l’hôtellerie-restauration. « Vers 30 ans, l’âge des premiers bilans, sourit-il, j’ai repris mes études et validé un Master 2. Je suis aujourd’hui là où je dois être. » Les journées de l’ancien globe-trotteur, qui a posé ses valises en Australie, en Espagne et en Angleterre, se suivent sans se ressembler. « J’accompagne essentiellement des entreprises privées de moins de 500 salariés ou publiques de moins de 250 salariés, qui ne sont pas encore obligées juridiquement de réaliser leur bilan carbone, ce qui ne saurait cependant tarder », dit-il en riant. Ces sociétés font appel à ses services pour réaliser un état des lieux puis proposer une feuille de route sur mesure en vue de baisser les émissions de gaz à effet de serre (GES). « Le plus gros poste, ce sont souvent les mobilités, qui peuvent représenter jusqu’à 80 % des émissions des TPE et PME », confie-il.
Sur le fond, Maxime Bès-Bautista reconnaît qu’« il n’est pas toujours simple de convaincre tout le monde sur les évolutions nécessaires. C’est d’ailleurs l’un des aspects les plus passionnants de mon métier, s’enthousiasme-t-il. Parfois il faut juste accepter que la mise en place du changement prenne du temps ». Le métier s’apprend sur le terrain et nécessite un véritable intérêt pour le fonctionnement interne des entreprises. Aucun cas n’est identique et les publics sont variés. Sans jouer à l’apôtre du développement durable, l’expert est convaincu que « c’est à l’échelle individuelle et collective qu’il faut agir, car chaque baisse d’émission compte pour tenir les objectifs de 2050 et pour notre avenir à tous ».



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