« L’équipe Gaya est très fière de recevoir ce prix du Meilleur longtail de l’année », se réjouit Amélie Guicheney, cofondatrice et CEO de Gaya.
Lors du Cargo Bike Festival à Rennes les 6 et 7 juin, son modèle à une place passager a raflé la mise. Pas vraiment une surprise quand on connaît les chiffres de son entreprise qui a écoulé plus de 12 000 modèles de vélos cargos depuis son lancement en 2022. Dès la deuxième année, Gaya réalisait un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros. Et cette année, la barre des 10 millions d’euros a été passée.
Quel est le secret d’Amélie ? « Le déclic est venu avec la naissance de mon premier enfant. Je cherchais un mode de transport facile, écolo et sécurisant, témoigne la chef d’entreprise. C’est ainsi que j’ai eu l’idée, face à une offre essentiellement destinée aux hommes et à une pratique relativement sportive, de concevoir ces gammes solides, maniables et ultrapratiques. » Parfaitement adaptés au mode de vie urbain, les vélos Gaya, assemblés en Vendée, sont également moins chers que leurs concurrents, avec une entrée de gamme à 2300 euros.
Derrière sa communication très bien huilée, de vraies bonnes idées : « On vient de sortir un porte-bagage qui permet de clipser une poussette Yoyo. Cela permet de déposer un enfant à la crèche qui sera récupéré par une nounou », illustre la fondatrice. Chacune des gammes, L’Original ou L’incroyable, modèles court ou long, pour emmener un ou plusieurs passagers, est conçue pour la vraie vie des familles. « Les femmes sont sous-représentées sur le bitume urbain ; 65 % des cyclistes sont des hommes, relate Amélie Guicheney. Nous sommes en train de réussir notre pari de féminiser l’usage puisque 60 % de nos clients sont des femmes. »
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